Un instant suspendu

26 juin 2015

Quand le legato du violon de Sébastien Surel rencontre la luminosité du jeu du pianiste Abdel Rahman el Bacha, le temps suspend son cours. A la tombée du jour, les notes s’envolent vers le coteau… Complice, le duo délivre une interprétation pure, d’une grande sensibilité. Les sonates de Mozart et de Fauré prennent vie sous leurs doigts virtuoses. Le public, parmi lesquels de nombreux fidèles des Grandes Heures de Saint-Emilion, semble envoûté par cette musique, langue universelle qui parle à l’esprit et au cœur. L’énergie sonore, l’intimité des lieux et la générosité des artistes – Abdel Rahman El Bacha joue des extraits de « Miroirs » de Ravel en préambule ainsi qu’une composition personnelle – participent à la magie du moment. A la fin du récital, les spectateurs descendent gravitairement vers la petite cour carrée du château éclairée de quelques lanternes, où la dégustation des vins de nos chais prolonge cette soirée unique.

Crédit photos : Stéphane Gabart
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