A ce stade de l’année, c’est la taille qui anime nos journées à la vigne ! Parce que nos 11,15 ha nous le permettent, nous faisons le choix de ne mettre les premiers coups de sécateurs qu’au mois de janvier, une fois les ceps bien installés dans leur repos hivernal. Dans notre coteau, chaque pied a sa propre identité. D’un seul coup d’œil, le tailleur doit être capable d’analyser sa morphologie et son niveau de vigueur. Il en est ainsi des 65 000 vignes ancrées sur nos reliefs !

Notre idée directrice est le circuit de sève avec en ligne de mire, la recherche de l’équilibre. Le courant de sève guide le choix des bois à laisser pour toujours conserver le circuit le plus direct. Chaque coup de sécateur se doit d’être mûrement réfléchi pour éviter toute blessure du pied.

L’équilibre se crée entre le nombre de bourgeons laissés l’année passé et le nombre de sarments bien développés. Ainsi, par une observation minutieuse, le tailleur peut déterminer le nombre de bourgeons à garder cette année, pour le bon développement du pied et de ses raisins.

Dans sa vie, un pied de vigne aura vu défiler une dizaine de tailleurs différents, produit des centaines de grappes et été accompagné des milliers de fois par les mains de nos vignerons. C’est pourquoi chaque geste compte et aucun n’est anodin ! La taille est l’une des grandes étapes qui façonnent nos ceps, guident leur croissance et assurent leur pérennité.

Par Clément Baudon